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DE LA VILLE DE PARIS.
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à vous envoyer la declaration qui nous a esté baillée des cens et rentes foncieres et non rachaptables qui sont sur les maisons de ceste ville, faulxbourgs, jardrins et maraiz d'icelle.
"Nous avons faict publier voz lettres patentes pour cest effect'1', depuys laquelle nous avons receu et recevons infinyes declarations qui sont encores apportées de jour à aultre, et en reste encores plus de moittiée comme nous pensons.
"A ceste cause, nous avons advisé de faire encores une recharge, qu'ilz aient dedans quinzaine pour
toutes prefixions, et sans plus y retourner, à les porter. Ce pendent nous faisons mettre par ordre ce qui nous a. esté baillé, et mettrons toute la dilli­gence qui nous sera possible pour fournyr et obeyr ad ce qu'il vous a pleu nous commander, et le plus tost que nous pourons.
"Sire, nous prions nostre Createur vous donner sa grace et en bonne santé trés longue el trés heu­reuse vie.
"A Paris, le vie jour de Mars mil vc lu.n
CCIIÏ. — Lettres à Monseigneur le Connestable.
6 mars 1553.
"Monseigneur, le jour d'hier nous receusmes unes lettres du Roy '2' par lesquelles il nous mande envoyer les declarations des cens et rentes foncieres et non rachetables qui sont sur les maisons de ladicte Ville, faulxbourgs, jardrins et maraiz d'icelle, depuis les lettres patentes du Roy pour ce faict receues(1). Après avoir faict publier lesd, lettres, nous avons faict tout ce qu'il nous a esté possible pour l'execution de la volonté du Roy, pour ne faire traigner les choses ct les tenir en longueur. L'on nous a apporté une in­finité de declarations, et encores tous les jours s'en apportent, qui n'est moittiée que nous estimons ; les­quelles le Greffier de la Ville mect et faict mettre en bon ordre comme vous pourrez veoir cy après, et cn ce ne se pert pas une mynutte de temps ; mais la chose est sy longue qu'il n'est pas possible de faire les choses sy tost que nousledesirons. [Pour]le bien nous avons advisé de faire reveue que, dedans quin­zaine et sans plus y retourner, que ceulx qui n'ont fourny qu'ilz ayent à fourny ce qui reste : qui sera cause faire advancer ceulx quilz ont attendu et sont demeurez en arriere; et esperons faire telle dilli-
(Bfol. 107 v°.)
gence .que vous pourez avoir occasion de vous en contenter.
«Les lettres que nous receusmes hier parle des jardins et marestz, qui nous semble estre grande­ment raisonnable par ce qu'il y a grande charge sur iceulx et dont l'on pouvoit beaucoup recouvrer de deniers ; mais par ce que les lettres patentes du Roy n'en font aulcune mention, il seroit bon d'en avoir quelque ordonnance ou declaration; si est ce que, puisqu'il a pleu au Roy nous le mander et commander ainsy, nous adjouterons à nostre proclamation ces jardins et maraiz, à quoy il ne peult advenir aucun inconvenient.
" Nous ne voulons faillir au bout de nostre lettre, vous advertir que nous avons baillé tout le salpestre que nous avyons en ceste ville,, suyvant vostre marché et rescription'3'.
«Monseigneur, nous prions Nostre Createur qu'il vous doint en santé bonne vie et longue..
"De Paris, le vi0 jour de Mars mil vc lu.
"Voz trés humbles, obéissans serviteurs,
k Les Prevost des Marchans et Eschevins de Paris. «
CCIV.— [Ordonnance pour les cens et rentes foncieres.]
7 mars 1553. (B fol. 108 r°.)
De par le Roy et Mess™ les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, commissaires dud. Seigneur en ceste partye.
"Il est enjoinct à toutes personnes, de quelque estat ou condicion qu'elles soient, tant eclesiasticques
que séculiers, archevesques, evesques, abbez, prelatz, chappitres, corps, colleiges, communaultez, nobles, non nobles, roturiers et non roturiers, d'apporter ou envoyer au Greffe de lad. Ville la declaration par le menu et au vray de tous les cens et rentes foncieres et non rachaptables qu'ilz ont sur les maisons, jardins
C Lettres du Roi, en date du 20 janvier : rapportées ci-dessus article CLXXVII.
(î) Rapportées à l'article ci-dessus CCI.
o Ce passage vise les articles ci-dessus CXCVIII et CXC1X.